Les techniques du Shorinji Kempo

Théorie :

Toutes les techniques employées dans les arts martiaux sont basées sur l'application de trois mouvements du corps : circulaires, droits et fléchis. Les projections, torsions, blocages, les techniques d'esquives et d'immobilisations ( considérés comme douces ou défensives ), ainsi que les poussées, coups de pieds et coups de poings ( considérés comme dures ou offensives ) tirent toutes leurs origines de ces trois mouvements.

L’enseignement technique laissé par Doshin So consiste en GOJUTAI NO WAZA soit de techniques de force et de souplesse. Il se subdivise en deux :

  • Le GOHO est l’illustration technique du principe positif, actif, dur. On trouve dans cette panoplie de technique des coups de poings, de pieds et des parades pour la défense ou la contre attaque.

  • Le JUHO est l’illustration technique du principe négatif, passif, doux. On trouve dans cette autre répertoire des techniques de dégagements, d’immobilisations et de projections, de torsions et luxations, de clés d’articulations, utilisant le principe de l’esquive devant la force de l’agresseur qui essaie de saisir aux mains, au corps, aux vêtements.
  • Il existe plus de 600 techniques qui emploient des mouvements doux et durs, couvrant tous les moyens possibles de défense et de protection de soi-même dans toutes les situations. De plus, l'efficacité des techniques du Shorinji Kempo n'est pas déterminée par la force ou par la taille mais plutôt par la connaissance et l'application des principes rationnels scientifiques et médicaux. En employant ces techniques, les personnes des 2 sexes de tous âges, de toutes tailles ou de toutes forces peuvent efficacement se protéger elle-même.

    Par exemple en appliquant une pression à l'un des 142 points clés utilisés dans le Shorinji Kempo, on peut facilement causer un évanouissement ou une paralysie par la douleur.

    Le principe de base du Shorinji Kempo : la défense d'abord, l'attaque ensuite. La nécessité pour l'individu, de développer son autonomie et ses habitudes telles que la confiance en soi.

Pratique :

La majorité des techniques du Shorinji Kempo sont basées sur la connaissance des points vitaux du corps. Il faut connaître la localisation des points vulnérables, les angles sous lesquels ils peuvent être atteints et l'application correcte de la pression. Tout cela ne peut être connu qu'en l'expérimentant avec un partenaire.
Les 2 partenaires doivent progresser ensemble, il ne peut y avoir ni vainqueur ni vaincu. L'apprenti Kenshis doit apprendre à identifier et évaluer la douleur causée.

Parallèlement le Zazen est une pratique statique opposé au Kempo qui est dynamique. Il est employé avant et après chaque entraînement pour cultiver correctement, la respiration volontaire.
Une respiration correcte revitalise le corps car elle fait circuler le sang, réveille l'esprit et la concentration. C'est une position assise avec la jambe gauche placé sur la droite, les mains réunis par le pouce gauche tenue dans la main droite, et la partie supérieure du corps tenue droite. Le point de concentration est quelque part dans la partie inférieur du ventre. Le Seiho, technique de massage utilisant les points vitaux (pour régler les nerfs, la circulation et promouvoir la santé), permet de relaxer les muscles, abaisser la tension et régulariser la tension.
Les techniques Seiho les plus utilisées sont l'application d'une pression sur les muscles autour de la colonne vertébrale et sur la tête.

Les moeurs du Shorinji Kempo :

Le salut au Kempo n'est en aucune façon la révérence d'un moyen d'humilité, il est l'expression réelle de la fraternité et de l'égalité des hommes. IL signifie qu'au dessus de l'homme, il n'y a pas d'homme, chaque individu est son propre maître et son propre témoin.